Une mesure qui frappe ceux qui réparent
Présentée comme un moyen de « défendre notre commerce local », cette taxe s’appliquerait à près de 800 millions de colis par an, dont la majorité contient des pièces détachées essentielles à la réparation. Pour des indépendants comme moi, chaque pièce, chaque vis, chaque connecteur a un prix. Taxer une pièce à 2 € avec 2 € de surtaxe, c’est un surcoût de 100 %.
Et ce n’est pas tout : sur chaque vente, il faut encore reverser des cotisations sociales et charges. Le risque est simple : ne plus pouvoir réparer à prix juste, voire ne plus réparer du tout dans certains cas.
Un combat pour la réparation locale et l’économie circulaire
Comme le souligne l’article, mon métier consiste à prolonger la vie des ordinateurs, téléphones et équipements du quotidien, souvent avec des pièces venues de l’étranger. C’est un choix écologique, économique et de bon sens. Cette taxe ne distingue pas les petits réparateurs des géants de la vente en ligne. Elle vise large, sans nuance, et manque sa cible.
Une pétition pour faire entendre notre voix
Cette menace n’est pas une fatalité. Grâce à la pétition lancée en ligne, déjà relayée par des élus, des journalistes et de nombreux citoyens, nous pouvons faire reculer cette mesure. Chaque signature renforce le message : la réparation doit être soutenue, pas pénalisée.
Merci à celles et ceux qui nous soutiennent
Un grand merci à La Presse de la Manche pour avoir donné la parole aux artisans de terrain. Et merci à vous, clients, habitants, curieux, défenseurs du réemploi ou de l’économie locale. Continuez à relayer, commenter, signer.
La réparation ne doit pas devenir un luxe. Aidons-la à rester un droit accessible à tous.